Namur

Conseil Communal du 26 avril 2018
Dorothée Klein

Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Membres du Collège et du Conseil communal,

Le groupe cdH se réjouit de co-signer, ce soir, avec l’ensemble des groupes, la Motion relative à Namur, Ville Hospitalière, Responsable, Accueillante et Ouverte.

Au nom du groupe cdH, je souhaite remercier particulièrement les membres du Collège, du Conseil et surtout des associations qui se sont investis, au cours de plusieurs réunions, dans la rédaction et l’amélioration d’un texte qui reflète bien :

  • les efforts importants déjà consentis par la Ville en matière d’accueil des nouveaux arrivants et des plus vulnérables, d’une part,
  • et la vitalité et le dynamisme du tissu associatif, d’autre part.

Je m’en voudrais de ne pas épingler à cet égard deux exemples illustratifs de cet accueil et ouverture :

  • Namur a signé, dès le 30 mai 2013, la Charte pour l’Égalité des chances dans les communes, qui a été rédigée à l’initiative d’une membre de notre assemblée, Eliane Tillieux, dans le cadre de ses charges ministérielles antérieures, qui reste un instrument particulièrement utile en la matière ;
  • Namur s’est illustrée et continue à s’illustrer, depuis septembre 2015, dans la qualité de l’accueil qu’elle a réservé et continue à réserver aux réfugiés dans le Centre de la Croix-Rouge, à Belgrade, grâce à l’action du Collectif des citoyens solidaires, avec le soutien de la Ville. (Même si l’avenir de ce Centre est malheureusement menacé, ce qu’on peut regretter).

En effet, signer une charte, c’est bien ; mais mettre en pratique ses principes, c’est encore mieux.

Conseil Communal du 22 février 2018
Dorothée Klein

Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Membres du Collège et du Conseil communal,

Le groupe cdH demande, ce soir, avec les groupes Ecolo et PS, à Monsieur le Bourgmestre de transmettre aux responsables fédéraux compétents la motion qu’il cosigne. Cette motion invite :

  • d’une part, le Parlement fédéral à rejeter le projet de loi relatif aux visites domiciliaires à l’égard des migrants et des personnes qui les hébergent
  • et, d’autre part, le Gouvernement fédéral à reconsidérer sa position au regard des différents avis émis par le Conseil d’Etat, l’ordre des avocats, l’association syndicale de la magistrature et différentes associations (CNCD, Ligue des droits de l’homme, Ciré…)

Conseil Communal du 14 décembre 2017
Point 18 : Règlement général de Police : mendicité – modifications

Anne Oger, cheffe de groupe cdH

Un bref rétroacte : après une interdiction partielle et temporaire de la mendicité qui a fait couler beaucoup d’encre en juin, le Collège crée un nouveau groupe de travail, pour associer un maximum d’acteurs, dont certains des principaux intéressés.

Nous nous retrouvons donc à une trentaine autour de la table.
Il est vrai que les associations spécialisées dans la lutte contre les assuétudes et la santé mentale ne sont pas directement présentes, mais certains d’entre nous peuvent servir de relais .
Notons aussi la présence d’un membre d’UNIA, un service public indépendant de lutte contre la discrimination et pour la promotion de l’égalité des chances.

Nous nous réunirons à 4 reprises, y compris en juillet-août, période dite « de vacances », pendant plus de 8 heures.
Un regret : un représentant de l’opposition a quitté la table après la première réunion...

Dire qu’il était facile de débattre à 30, avec chacun nos certitudes ou, à tout le moins, nos avis sur le sujet, ce serait mentir. Le climat était parfois tendu…
Mais cela nous a permis en direct, et non pas par médias interposés, d’exposer notre point de vue et d’écouter, à défaut de partager, celui d’autrui.

Conseil conjoint Ville-CPAS du 19 octobre 2017

Anne Oger, cheffe de groupe cdH

Soutenir la personne qui vieillit chez elle, assurer sa prise en charge pour éviter un handicap social, relève d’une responsabilité collective. le service d’accompagnement pour le maintien à domicile et les repas à domicile a donc toute sa raison d’être, il joue un rôle prépondérant, particulièrement au niveau de la prévention.

Cinq points ont retenu mon attention : l'information, l'évaluation des besoins, le suivi, la communication et l'évaluation.

Conseil conjoint Ville-CPAS du 19 octobre 2017

Anne Oger, cheffe de groupe cdH

Ce conseil conjoint Ville/CPAS n’est pas comme les autres.
C’est la première fois qu’il a lieu, de façon pleine et entière, sans être suivi d’un conseil communal traditionnel.
Une façon de marquer le coup à plus d’un titre, ce que notre groupe souhaitait depuis longtemps.
La politique sociale est, en effet, une priorité pour notre Ville qui y consacre plus de 13 % de son budget ordinaire, soit le second poste en matière de dépenses, après celles liées aux ressources humaines : il aurait donc été dommage de ne pas la placer au centre de nos débats.
De plus, les conseillers CPAS qui travaillent toute l’année dans l’ombre ont ainsi l’occasion de s’exprimer plus longuement, afin que nous puissions mieux saisir la portée de leur engagement.

En ce qui concerne les quatre objectifs prioritaires de la Ville mentionnés dans la note de politique sociale de 2015, il est à noter qu’ils ont encore été renforcés durant ces douze derniers mois.

Conseil Communal du 7 septembre 2017

Anne Oger, cheffe de groupe cdH

Je voudrais souligner tout l’intérêt du rapport de l’ASBL Garance qui est porté à notre connaissance aujourd’hui. Je ne fais pas partie de votre commission, Mr Gavroy, mais je l’ai lu avec attention.

L’objectif visé est d’améliorer l’aménagement de nos espaces publics et plus particulièrement de diminuer le sentiment subjectif d’insécurité, un sentiment plus souvent ressenti par les femmes que par les hommes.
Des marches exploratoires ont donc été menées par des groupes de 4 à 8 femmes dans différents quartiers, particulièrement au Nord de la Corbeille.

L’on trouve, dans ce rapport, des recommandations très précises et très pragmatiques qui peuvent nourrir de façon très transversale la réflexion du Collège.
Elles sont d’autant plus à prendre en compte que plusieurs projets d’importance vont se concrétiser très prochainement.

Ainsi, le remplacement de l’éclairage. Il a déjà commencé en périphérie puis touchera le centre-ville Le rapport indique que les lampadaires placés trop en hauteur sont peu efficaces pour éclairer les trottoirs. Si l’on ne peut évidemment pas remplacer les poteaux, comment peut-on pallier les manques ?
En tout cas, les recommandations émises se révèlent particulièrement pertinentes pour l’aménagement du quartier Rogier, et particulièrement pour la création du nouveau parc.

Le rapport évoque également les panneaux de signalisation piétonne, un point qui a justement été abordé lors de ce conseil: leur emplacement, leur éclairage le soir doivent faire également l’objet de choix judicieux.

Mr L’Echevin Gennart, lui, qui a un large plan de réfection des trottoirs, retiendra sûrement dans les prochains cahiers de charges, si ce n’est déjà fait, que les grand pavés sont plus confortables pour les personnes à mobilité réduite et pour les jeunes mamans avec leur poussette

Autre remarque d’importance : elles concernent l’installation de toilettes publiques qui sera faite prochainement. Apparemment, dans plusieurs villes, elles constituent des obstacles potentiels à la circulation de piétons et sont vite source de nuisances olfactives. Une raison de plus pour bien réfléchir à leur emplacement et à leur entretien.

Enfin, les femmes jugent que des touches de verdure un peu partout dans la ville la rendent vraiment plus agréable.
A ce niveau, un gros effort est déjà accompli par la Ville avec le fleurissement des bacs.
Et, à l’avenir, le Boulevard Ernest Mélot, par exemple, sera arboré : l’on ne peut donc que s’en féliciter.

Bref, tenir compte des conseils donnés dans ce rapport ne peut que rendre notre cadre de vie encore plus convivial

Conseil Communal du 7 septembre 2017

Anne Oger, cheffe de groupe cdH

Monsieur le Bourgmestre, cher Maxime,

Septembre est traditionnellement le mois des rentrées : rentrées des classes pour nos chères têtes blondes ou brunes, petites ou grandes, et reprise d’un travail plus intensif après une pause estivale bien méritée.

Pour nous, ce soir, la rentrée a un goût particulier. Te revoici sur nos bancs. Tu ne nous a jamais véritablement quittés, mais tu étais là comme bourgmestre « empêché ». Un titre peu flatteur, qui ne correspondait pas, selon nous, à ce que tu es réellement.
Car tu as la faculté d’assumer plusieurs responsabilités simultanément, de façon pleine et entière.
Au niveau régional, tu as mis beaucoup de chantiers en route, mais sans jamais négliger ta ville, ni perdre de vue ses intérêts.
Au niveau local, tu as suivi les dossiers et tu as continué à y impulser une dynamique.

Nous devinons que le choix que tu as fait de renoncer à tes fonctions ministérielles n’était pas simple à poser : pour un homme tel que toi, laisser des dossiers inachevés, alors qu’ils sont cruciaux pour l’avenir de la Wallonie, cela pose un problème de conscience.

Mais, égoïstement, nous sommes heureux que tu nous reviennes: Namur a besoin d’un bourgmestre tel que toi. Nul ne peut remettre en question ton attachement profond à ta ville. Chacun sait que tu es un bosseur acharné, capable de brasser large. Ta vive intelligence et tes talents oratoires sont aussi largement reconnus... Ainsi que tes éclats de rire que nous espérons encore nombreux.

Lors de nos Fêtes de Wallonie, nous aurons donc une raison de plus de nous réjouir, particulièrement lorsque tu prendras la parole samedi prochain dans les Jardins du Maïeur. 

Conseil Communal du 29 juin 2017

Anne Oger, cheffe de groupe cdH

Nous voici à nouveau confrontés à un sujet sensible, celui de la mendicité et de la nécessité ou non d’établir un règlement pour l’interdire, du moins dans certaines rues et pour une durée déterminée. 

Même si cette interdiction est limitée dans l’espace et dans le temps, des inquiétudes restent légitimes : ce règlement n’ouvre-t-il pas la porte à une dérive sécuritaire ? Ne porte-t-il pas une atteinte fondamentale à la liberté individuelle ? 

Le problème est d’autant plus complexe que le phénomène recouvre des réalités très différentes : tous les mendiants ne sont pas des SDF, tous ne sont pas agressifs…

Mais, alors qu’on pouvait, il y a quelques mois, penser que la situation était sous contrôle, nous sommes face à des constats interpellants. 

Plusieurs rapports en témoignent et ils ont alimenté les discussions au sein du dernier comité de suivi, mis en place après juin 2014 : le nombre de « mancheurs » est en augmentation, même hors du centre-ville (Jambes, Salzinne), les cas de violence sont plus fréquents (118 interventions de la police en 2014, déjà 97 de janvier à mai 2017), la mendicité avec enfants, qui nous heurte tant, regagne du terrain et l’insistance de certains mendiants dissuade une partie du public à venir en ville.  

Citoyens, touristes, commerçants sont d’ailleurs plus nombreux à interpeller les autorités publiques, en reconnaissant parfois qu’ils ont peur de porter plainte, par peur de représailles. 

Et nous sommes aussi confrontés à une demande émanant tant de la police que d’autres acteurs de terrain qui cherchent depuis plusieurs années à mener une action concertée, cohérente et efficace.

Pouvons-nous, devons-nous laisser la situation en l’état ? 

Conseil Communal du 23 mars 2017

Anne Oger, cheffe de groupe cdH

Le rapport d'évaluation du Plan stratégique de sécurité et de prévention 2014-2017, document de plus de 200 pages, constitue une mine d’informations. Sans vouloir rentrer dans les détails, je voudrais simplement mettre en lumière le travail réalisé au sein des quartiers à haute densité de population. 

En effet, le développement des liens intergénérationnels et interculturels mobilise beaucoup les équipes, mais elles avouent se sentir généralement peu reconnues et peu valorisées. 

Leur travail est difficile : un public souvent usé par ses dures conditions de vie ; des jeunes, en proie aux assuétudes, au décrochage scolaire, sources parfois d’insécurité...

Et la polyvalence est de rigueur pour s’adapter aux besoins, aux projets qui ne sont pas toujours aisément justifiables vis-à-vis de l’institution.

Pourtant, un grand dynamisme est présent, des synergies importantes se nouent avec les acteurs du quartier.

Conseil Communal du 23 mars 2017

Anne Oger, cheffe de groupe cdH

En réponse aux motions PS et ECOLO pour le respect du secret professionnel des travailleurs sociaux

Pour le cdH, le secret professionnel est et reste un principe fondamental, une nécessité pour notre démocratie.

Il n’est cependant pas absolu : la nécessité de livrer des informations s’impose, si une ou plusieurs vies sont en jeu, si l’on risque d’être accusé de non assistance à personne en danger. 

Au cours du temps, des exceptions ont aussi été ajoutées: ainsi la loi du 30 novembre 2011 précise que celui qui a connaissance d’un abus sexuel sur une personne vulnérable (un mineur, par exemple) n’est plus assujetti au secret professionnel. Le PS avait accepté à l’époque qu’on introduise cette exception. 

Aujourd’hui, il est proposé d’en ajouter  une nouvelle, en lien avec les attentats terroristes qui ont endeuillé notre pays. Est-ce inutile ? Selon moi, il n’est pas question d’ouvrir toute grande la porte aux dénonciations de tous types, mais de clarifier, de baliser, de mieux protéger aussi celui qui, dans le cadre du terrorisme, voudrait confier des informations à même de déjouer des actes criminels.

Reconnaissons que toute loi se doit d’évoluer en tenant compte de nouveaux paramètres. Et lorsqu’on se trouve face à des valeurs qui entrent en conflit, il convient d’établir une priorité: le bien collectif  doit primer… Pour ceux qui ont vécu de près ou de loin les attentats terroristes de Bruxelles, voici quasi un an jour pour jour, ce choix va de soi.

Conseil Communal du 15 octobre 2015

Anne Oger, cheffe de groupe cdH

Cette note dégage trois axes stratégiques majeurs (la citadelle, la confluence, Namur comme ville où il fait bon vivre), afin d'élaborer une politique touristique cohérente, qui manquait encore cruellement dans notre commune. 

Comme d'autres initiatives (je pense, par exemple, à Namur Confluent Culture), elle a vu le jour suite à un long travail de concertation, une condition indispensable pour que les acteurs apprennent à se connaître, partagent une vision et créent des synergies pour la réaliser. 

Une focale est placée sur nos cours d'eau. En ce qui les concerne, je voudrais formuler une suggestion supplémentaire pour allier beautés naturelles et culturelles. 

Longer la Sambre est propice à la rêverie et au romantisme : cela plaira sûrement aux « Namoureux », un public ciblé dans cette brochure. Pourquoi ne pas renforcer le côté poétique du lieu en affichant quelques vers, pour faire le lien, par la même occasion, avec les chaises-poèmes dispersées dans la cité : Namur est, rappelons-le, la première ville en dehors de la France à avoir reçu le label « Ville en poésie ». 

L'on pourrait également placer sur le chemin de halage des reproductions de peintres locaux inspirés par le décor. Ainsi, au Havre, le bord de mer est jalonné d'oeuvres d'impressionnistes fascinés par les jeux de lumière sur l'eau à cet endroit.

Conseil Communal du 25 juin 2015

Anne Oger, cheffe de groupe cdH

« Le collège n'a pas tenu ses engagements, il fait table rase des résultats de la consultation populaire, comme il va faire table rase du square Léopold » d'après Mme E. Tilleux, dans l'Avenir du 20 juin. Dans une autre déclaration, elle affirme : « Rien de ce que les Namurois réclamaient n'a été pris en compte » 

De tels propos, parce qu'ils manquent de nuance, parce qu'ils tombent dans l'outrance, trahissent la vérité. Je sais qu'il est toujours plus facile, aux yeux de son électorat potentiel, de faire passer des idées simples, voire simplistes. Mais il me semble qu'en tant qu'hommes et femmes politiques, c'est aussi de notre responsabilité d'expliquer au mieux la complexité des situations ou des décisions prises.

Il est faux d'affirmer que le Collège n'a pas tenu ses engagements. 

Je ne reviendrai pas longuement sur l'organisation de la consultation populaire qui avait pour but de prendre le pouls des Namurois : parmi les 91.301 inscrits, 21908 se sont déplacés, soit 23%.  Environ 11 % de ceux qui pouvaient participer (11287 personnes) ont dit non à la première question portant sur la nécessité d'implanter un centre commercial et 14 % (12945 personnes) à la troisième portant sur la sauvegarde du Square Léopold en son état actuel.