Namur

Des rues vidées

Charlotte Bazelaire, 
présidente de la Gestion Centre-ville GAU

Des rues vidées, des spots éteints, des portes fermées, des "bonjours" dans le vide, des dimanches suivis de dimanches… personne ne l'avait vécu, personne ne l'avait jamais imaginé. Cela dépasse l'entendement et dépasse les mots.

En tant que présidente de la Gestion Centre-ville GAU, j'avais envie de faire ce petit mot pour, non seulement, dire à quel point je vous remercie toutes et tous chers membres du collège ainsi que tout le personnel administratif, pour ce que vous avez fait durant le confinement, votre réactivité et votre engagement. Merci du fond du cœur. Et j'avais aussi envie de remercier toute l'équipe de GAU et souligner le travail continu et soutenu de Sylvie, Sandrine, Katou et Laeticia.

A cette citation de crise, ces dames ont répondu rapidement, intelligemment et avec leurs moyens pour que notre centre-ville esseulé physiquement, en vive de plus belle sur les réseaux sociaux. Je sais que cela ne compensera pas les ventes perdues par les commerçants, que cela ne payera pas leurs loyers ni leurs employés. Je sais aussi que certains diront que nous n'avons pas fait assez, que nous aurions dû faire comme ceci ou faire cela. Que penser d'autre quand on se retrouve au bord de la faillite, quand on a perdu toutes ses économies et qu'il faut repartir à zéro… Pour ma part cependant, je vous assure que, dès l'annonce des fermetures, ces dames de GAU n'ont eu de cesse que de trouver des solutions pour être au plus près de nos commerçants et les soutenir au mieux.

Dans cette optique, Sylvie a donc guidé son équipe pour être leur relais auprès de la Ville, transmettre leurs attentes, leurs peurs, leurs questions auprès de notre échevine et son cabinet et travailler conjointement avec celui-ci pour maximiser les efforts et non pas diviser les actions. Je remercie encore le collège et plus particulièrement Madame Scailquin pour les efforts, le soutien et les mesures prises en faveurs des commerçants.

Sachons cependant, vous comme moi, comme GAU, que ce n'est qu'un début. On le voit bien en effet, quelques jours après la réouverture d'une partie des commerces, on est bien loin de l'affluence escomptée. Notre vigilance ne doit pas faiblir. Sans oublier l'HoReCa qui a tant souffert et qui souffre encore. Ce secteur DOIT être un point de votre attention…

Enfin, car j'en suis bien consciente et car je ne voudrais pas que ce discours soit trop étriqué, je me rends bien compte que :

  • Namur c'est un centre-ville mais pas que.
  • Namur ce sont des commerçants mais pas que.
  • Namur ce sont des habitants, ce sont des indépendants, des étudiants, c'est de la culture, du tourisme, ce sont des administrations, ce sont des hôpitaux, des écoles et des facultés, ce sont des clubs sportifs, des asbl, c'est un CPAS, ce sont des personnes plus démunies, ce sont d'extraordinaires actions solidaires et bénévoles, c'est une citadelle, des parcs et des arbres, …enfin, ce sont des hommes et des femmes marqués par cette crise inédite. Nos efforts à toutes et tous NE SONT PAS TERMINES et DOIVENT continuer. Espérons que tout ce qui a été fait ne le fut pas en vain et que demain se nourrira de cette crise pour prendre des mesures FORTES et SOUTENANTES pour chacun de ces acteurs.